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LE PARISIEN LIBERE: Une soirée bohémienne de folie …Ce que raconte «Fin du monde chez Gogo»? La vie de Bohème des Tchèques, Juifs et Allemands qui se côtoyaient dans les cabarets de Prague avant que les choses ne se mettent à tourner mal. Quoi? S’exclamera-t-on, mais alors, c’est triste! Non ce n’est pas triste. Ce n’est même jamais triste. C’est au contraire un spectacle installé dans le sourire tellement les acteurs sont vivants, bourrés d’un talent qui revigore. La scène où les deux cuisiniers s’étripent arrache des larmes de rire. D’autres séquences sont d’une folle tendresse. Les types sont beaux, les filles jolies et quand tout ce petit monde chante, c’est fabuleux. Avec cette âme de cabaret, cette force de saltimbanques, on a envie de faire la fête le plus tard possible... Pierre Vavasseur /


L’AlSACE: …Un spectacle coloré, un cabaret sans Marlène Dietrich où les anges sont moins glamour, plus proches de leur auditoire. Certains comédiens n’hésitent pas à s’immiscer dans la salle, à saluer gentiment le public. Les tableaux sont splendides, comme les personnages, tout droit sortis d’une toile d’Otto Dix. Il ne reste plus qu’à se laisser bercer par les chants et les histoires de ces hommes arrêtés dans une gare désaffectée, qui se donnent l’accolade et se chamaillent gentiment et ne savent pas encore combien le cauchemar et l‘inimitié feront, plus tard, partie d’un cabaret triste. Un cabaret couvert par le vacarme des bombes. C.Bernard /


L’HUMANITE: …Dans ce cabaret, où s'apostrophent et trinquent à tout va juifs, Allemands et Tchèques, la frénésie portée par des flots de bière ne fait jamais défaut. Entre les murs bruisse la fin de l'Empire austro-hongrois, et l'annonce de l'assassinat de l'archiduc Ferdinand laisse dans son sillage une inquiétude diffuse, trouble. Laquelle est assourdie par une mélodie de la convivialité, une euphorie du récit et des tableaux, très visuels, dressés par les metteurs en scène Frederika Smetana et Michal Laznovsky. L'écrivain Marina Tsvetaïeva, ou encore Milena, l'amante et traductrice de Kafka, et Kafka lui-même, toutes ces figures intellectuelles, servies par des comédiens de talent, chanteront ce besoin un peu futile de Paris, mais cette nécessité de Prague. A. B./


LIBERATION: Si j’aime les trains… Desnos à voir et à manger …Gaie, vivante, parfois émouvante, toujours surprenante d’énergie et de beauté, la soirée présentée par le Musée du Montparnasse ressuscite en trois temps le poète surréaliste mort en déportation en 1945. Le groupe tchèque Traband assure les intermèdes musicaux dans ce qui s’apparente à un cabaret musical et poétique. Pour finir, un souper est offert au public en présence des artistes. Animé par Traband, le dîner favorise les discussions entre spectateurs, musiciens, comédiens à l’intérieur d’un des vestiges du Montparnasse Bohème…/


LA NOUVELLE REPUBLIQUE: Orphée (un rêve) à la frontière du monde …Ou sont vos amis morts? La seule question intéressante disait Baudelaire! Et les non nés? Le visage mangé par les ombres portées par ces deux mondes fumeux, les vivants provisoires crient leurs souffrances et leurs rêves. Voilà le contenu du spectacle présenté deux soirs à la Halle aux grains (…)La force essentielle de ce spectacle pour trois comédiennes, deux marionnettes et sept portes, revient à la mise en scène qui parvient à suggérer le rêve et parfois sa magnificence.


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