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Les Noces dans la maison
Création d’après le roman de B. Hrabal, par le Golem Théâtre
En 1986, Bohumil Hrabal écrit une sorte d’autobiographie en trois volets :
« Les noces dans lamaison », « Vita Nuova », « Terrains vagues ». Pour mieux se regarder, s’écouter, se critiquer, se souvenir, il a conçu un stratagème malicieux : faire parler sa femme.
Tout commence à Prague, le jour où la jeune Eliska fait la connaissance,
dans ce quartier de Liben où ils habiteront pendantvingt ans, du «professeur» entrain d’écrire sur le toit. C’est encore à travers elle que l’on découvre un Bohumil Hrabal tel qu’en ses livres, extravagant, bambocheur, farfelu, qui a fait tous les métiers, qui aime biner les potagers et se promener sur les bords de la Vltava mais ne se noie que dans la bière et le cognac.
Et qui tape frénétiquement sur sa petite machine à écrire de marque Perkeo.
Tendres et ironiques, chaleureuses et lucides, «Les noces dans la maison» sont aussi, grâce à la plume multiple et bigarrée de Bohumil Hrabal, une invitation à aimer la vie, à la fêter avec jubilation et générosité.
Michal Laznovsky
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l’Auteur Bohumil Hrabal, né le 28 mars 1914 à Brno, est l’un des écrivains tchèques les plus importants de la seconde moitié du XXe siècle.
Devenu sur le tard écrivain de profession, il occupe les emplois les plus divers, jusqu’à ce que le succès immédiat de son premier recueil de nouvelles publié en 1963, Perlička na dne (Les petites perles du fond ) lui permette de se consacrer entièrement à la littérature.
Après l’invasion soviétique de l’été 1968 qui met fi n au Printemps de Prague, il connaît des ennuis avec la censure pour « grossièreté et pornographie » et est interdit de publication.
Deux de ses livres sont notamment livrés au pilon en 1970. Pour cette raison, nombre de ses ouvrages sont publiés en samizdat ( éditions non offi cielles).
Il est interdit de publication de 1970 à 1976.
Son oeuvre est gigantesque (dix-neuf de volumes dans l’édition des Écrits), sa bibliographie difficile : les mêmes textes connaissent des versions divergentes, éditées presque simultanément dans les circuits de l’exil, du samizdat et dans le réseau offi ciel. Traduit en français dès les années soixante, Hrabal conquit son public en partie grâce aux adaptations cinématographiques dont il bénéfi cia dans le contexte de la “nouvelle vague” tchèque.
Mais les lecteurs s’enthousiasmeront pour le récit «Une trop bruyante solitude», le roman «Moi» qui ai servi le roi d’Angleterre et l’étourdissante autobiographie «Les Noces à la maison», conçus dans les lourdes et longues années 70 et 80. La splendeur de ces textes était pensée comme antidote à l’amertume d’une “normalisation” sans issue ; pour l’Occident qui comprend alors, bien tard, qu’en Europe centrale, une partie de lui-même a été “kidnappée”, leur auteur sera, avec Milan Kundera, I’immense révélation du roman tchèque. Il sera l’autre grand écrivain de Bohême, celui qui au contraire du premier n’a pas voulu émigrer - entre autre pour rester aux sources de sa langue, ce corps vivant. Bohumil Hrabal meurt à Prague le 3 février 1997.
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Dossier de présentation du spectacle
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