Coco Chanel
de Bernard Marie Koltès
Création mondiale le 1er juin 2007 au Pot au Noir
En 1988, après Robert Zucco, B.M. Koltès avait plusieurs projets d’écriture restés à l’état d’esquisses.
L’un de ces projets, à peine développé, portait une dédicace à Coco Chanel.
Le texte met en scène une vision imaginée de Coco Chanel dans un dialogue avec sa domestique, Consuelo. On devine peu à peu que Coco est en train de mourir et le dialogue alors se grippe, l’affection se mêle à la cruauté.
Consuelo prend les traits de la mort elle-même ou encore ceux de la jeunesse,
égoïste et insensible.
Tour à tour attachant, grotesque, fantasque, le personnage de Coco est traité par Koltès avec une réelle tendresse. Celui de Consuelo, plus énigmatique, renvoie sans cesse sa maîtresse à la réalité, avec un langage parfois proche de celui de la tragédie…
Cette courte pièce est une réflexion à la fois drôle, ironique et touchante sur la mort, son refus et les naïves tentatives de Coco pour l’éloigner.
Koltès lui-même se savait condamné. Il n’a pas eu le temps de l’achever.
Cette farce tragique n’a jamais été jouée auparavant.
La pièce Coco Chanel de B.M. Koltès peut être également précédée du monologue:
«Un apéritif avec Coco Chanel» écrit par Michal Laznovsky.